Le bonnheur digne de l’homme", Mill

Ce texte de John Stuart Mill, philosophe britannique du XIXe siècle, vite à réfléchir sur le bonheur de l’homme intelligent. Selon lui, aucun être humain intelligent n’accepterait de devenir imbécile, même s’ils étaient convaincus d’être totalement satisfait de tous leurs désirs, à moins de se trouver dans un cas de désespoir.
Pourtant satisfaction est synonyme de bonheur. La vocation première des homme est d’être heureux. Si l’homme avec son intelligence refuse de parvenir au bonheur tant recherché, cela suppose donc que la vie d’un intelligent insatisfait est plus valorisante que celle d’un imbécile heureux.
L’homme est doué d’intelligence. Il a cependant la caractéristique d’être un éternel insatisfait. Sans cesse à la recherche du bonheur, mais ne le trouvant jamais de manière durable. L’intelligence qui pousse l’homme à refléchir le fait prendre conscience de toutes les possibilités donc il dispose. C’est pourquoi à chaque fois que l’homme prend possession d’un bien, ou qu’il atteint un objectif, sa satisfaction n’est que d’une durée temporaire, alors viennent de nouvelles épreuves, de nouveaux objectifs, ou de nouvelles envies.
L’animal, ou l’ignorant, contrairement à l’homme intelligent, a plus de facilité à jouir des plaisirs qu’il a, et à se satisfaire de ce qu’il possède, puisque de toute manière, il n’a pas connaissance des autres plaisirs, il n’y a dans son esprit aucune autre possibilités. C’est pourquoi on peut dire qu’il est heureux. Cependant, la satisfaction sans effort est elle aussi joussive que la satisfation acquise avec un effort, même si elle est momentanée, de courte durée ? Je ne pense pas. Mais au moins c’est une satisfaction stable, constante, et pas momentanée.
Il m’est déjà arrivé de ne pas savoir ce que je voulais et d’y réfléchir tellement fortement au point d’être désespérée et d’envier ces personnes qui agissent de manière stupide et irrationnelle, pour une chose ou pour une personne désirent. Ce sont ces même personnes dont il m’arrive de me moquer. Sur le coup aurais préféré être une idiote sachant ce qu’elle veut plutôt qu’être une personne réfléchie sans savoir ce que je veux. Il me semble parfois que cette faculté à réflléchir plus que d’autres m’empêche d’être heureuse. Pourtant, passé ce moment de "déprime", je reviens toujours sur ma position, et pour rien au monde j’accepterais de me rabaisser à devenir ce genre d’individu, même au prix de la privation d’un bonheur plus facile d’accès, d’un bonheur plus long et plus durable.
C’est pourquoi je suis d’accord avec J. Mill lorsqu’il dit "Il vaut mieux être un homme insatisfait qu’un porc satisfait ; il vaut mieux être Socrate insatisfait qu’un imbécile satisfait". Une vie d’animal, une vie sans dignité ne vaut pas la peine d’être choisie.

Hajar

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