Les Mots de Jean Paul Sartre

I. Lire.
Dans un premier temps l’auteur décrit sa Famille. Jean-Paul Sartre était le fils d’Anne-Marie Schweitzer et de Jean-Baptiste Sartre. Son père décéda lorsqu’il n’avait que neuf mois. Sa mère, malgré le refus de Louise et Charles Schweitzer, les grand parents, elle s’installa chez eux. Les premiers temps furent difficiles, Anne-Marie et sa mère étaient en conflit, mais au fur et à mesure, la situation se débloqua et Charles devint un grand-père fabuleux.
Jean-Paul Sartre se souvenait qu’il avait été un garçon plutôt sage. Il cherchait a l’être et à être obéissant, on ne pouvait alors que l’apprécier. Tous ses faits et gestes répondaient aux attentes de ses proches et il en jouait. Il cherchait à tous prix à se faire aimer de tout le monde. Mais sa relation avec sa grand-mère était moins facile, elle savait qu’il était un enfant comme les autres.
En 1911, ils déménagèrent à Paris et Charles Schweitzer créa l’Institut des Langues Vivantes (I.L.V). Ils décidèrent d’apprendre au petit garçon, la haine germanique, sans réelles explications. L’I.L.V. semblait permettre d’adoucir les relations franco-allemandes : régulièrement Charles et Louise recevaient des allemands à diner. L’auteur semblait troublé par son comportement qui dura jusqu’à ses neuf ans.
Durant son enfance, Jean-Paul Sartre, découvrit l’univers littéraire dans la bibliothèque de son père. Les livres étaient pour lui des objets mystérieux. Il observait les disputes de ses grands-parents sur leurs goûts en matière de lecture. Il se mit dans l’idée d’être lui même un auteur. En expliquant qu’il écrivait des livres, Charles lui en donna un, mais le garçon ne sachant pas lire, ne savait pas comment il pourrait se débrouiller pour le lire.
Anne-Marie lui proposa de lui lire une histoire. Mais ne reconnaissant pas les phrases il examina le rôle de ces objets « mystérieux ». Il l’aima de plus en plus car il prit un livre qu’il connaissait pratiquement par cœur et tenta de le déchiffrer. Sa volonté lui permit de savoir lire à la fin du livre. La bibliothèque de son grand-père, devint alors, un parc d’attractions. Il déchiffrait les mots même s’il ne les connaissait pas tous, jusqu’à ce qu’il découvre le dictionnaire, qui lui sembla un objet magnifique.
Au fur et a mesure qu’il lisait, il comparait les histoires à sa vie et ne comprenait pas toujours les comportements des personnages, ni le lien avec la réalité. Karl Schweitzer lui expliqua alors le fonctionnement d’un livre et lista les différents auteurs classiques. Le petit garçon les lisait sans s’arrêter, en les prenant pour ses amis. Cependant, sa mère et sa grand-mère s’inquiétaient de le voir lire sans arrêt, elles décidèrent de lui faire lire, en cachette, des ouvrages plus adaptés à son âge. Il adora ces livres plus compréhensibles où tout se finissait bien.
Un jour, son grand-père l’inscrit à l’école, mais ce fut une catastrophe car il ne connaissait pas l’orthographe des mots. A la place il prit des cours à domicile. Lorsqu’ils déménagèrent à Arcachon, il entra à l’Institution Poupon. Mais celle ci fut remplacée par une autre enseignante à domicile.
Peu à peu, l’auteur ne savait plus qui il devait croire et il ne se sentait pas exister et jalousait certaine personne. Puis sa grand-mère paternelle mourut. Concernant la religion, avec l’aide des personnes de sa famille, Sartre devint athée.
Un jour, sa mère l’emmena au cinéma. Il aimait aller voir des films muets où la musique lui inspirait des émotions. Chaque film faisait entrer le petit garçon dans un monde différent, Jean-Paul Sartre s’imaginait alors en héros de films muets.

II. Ecrire.
Dans un deuxieme temps l’auteur nous décrit comment l’envie d’écrire lui est venu.
Lorsque l’été arriva, Louise, Anne-Marie et le petit garçon partirent à Arcachon. Karl envoyait des lettres en vers, au petit garçon et celui-ci lui répondit en vers. C’était ses débuts d’écrivain. Il prit le goût de l’écriture et s’inspira des histoires de ses livres et magazines pour enfants et écrivit en prose. Le petit garçon utilisait les histoires qu’il s’imaginait lorsqu’il lisait des livres ou qu’il allait au cinéma. Au fur et à mesure, le copiage de d’autres ouvrages, laissa place a sa propre invention.
Sartre devait se projeter dans l’avenir. Blanche Picard, dis a sa mère et à sa grand-mère que sa vocation était l’écriture. La famille n’avait pas les mêmes projet pour le garçon. Notamment Charles qui voulait faire de son petit-fils un professeur d’allemand, comme lui. En grandissant il mettra fin à ses romans d’aventures pour se consacrer à des articles littéraires. Déçu et obligé, il dut se résigner à écrire pour les autres, en espérant toucher les lecteurs et être reconnu par son talent. Malgré l’énergie que mettait Charles à faire en sorte que le petit garçon n’écrive plus, mais il comprenna qu’« il était de ces auteurs que le monde attendait » comme il le dit lui même dans l’ouvrage.
Mais entre neuf et dix ans, il était obnubilé par la mort et n’appréciait pas son physique. Il s’était mis dans l’idée, qu’il ne serait apprécié qu’après sa mort.
Le petit garçon avait observé que l’envie d’écrire était venue d’une obligation de Blanche Picard. Il n’écrivit plus. La première guerre mondiale qui s’était déclarée en 1914, et avait réduit l’édition de ses livres préférés, les livres pour enfants. Mais les combats lui permirent de renouer avec l’écriture et il imagina un texte sur la guerre, en utilisant ses fidèles aventuriers pour faire cesser les combats. Il mit de côté ses anciennes lectures et en trouva d’autres tels que Sitting-bull, Buffalo bill, Texas Jack etc... Il mit de côté sa vie future et semblait sur de ce choix et vivait des moments agréables avec sa mère. Leur complicité le fera devenir jaloux des hommes qui s’approchaient d’elle.
Plus tard, on se décida à l’envoyer au collège. Ses résultats étaient décevant parce que il n’avait pas eu l’habitude d’apprendre avec d’autres enfants. Après un entretien avec le professeur principal, qui le prit sous son aile, ses notes s’améliorèrent. Cet apprentissage lui permit de se développer et finalement de ne plus se concentrer sur la mort, mais sur la vie et chaque moment difficile dans sa vie était un pallier de plus a passer. Il explique ce qu’il recherchait dans ses œuvres : l’amélioration.
Enfin a la fin de l’oeuvre il conclut en expliquant qu’il s’est engagé entièrement dans ses ouvrages en s’appuyant sur sa foi et son travail, avec une pointe d’enfance encore en lui.

Mélodie

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