Les miettes philosophiques de Kierkegaard ou comment ruiner mes vacances en 7 leçons

Leçon n°1 : Un sujet en apparence sympas tu prendras, puis ennuyant à mourir tu le rendras : La vérité. Sujet souvent abordé en philosophie, pour notre plus grand malheur. Ici, Kierkegaard propose d’établir la différence entre la vérité grecs et la vérité chrétienne, enfin d’après ce que dis le résumé sur la quatrième de couverture de mon livre.

Leçon n°2 : De Socrate constamment tu parleras : Trop de Socrate tue Socrate, c’est bien connu. Alors voir son nom apparaître dès la troisième ligne, ça peut effrayer. Kierkegaard propose dès le début d’étudier une question socratique qui est : « Dans quelle mesure la vérité peut-elle s’apprendre ? ». Puis, Socrate (encore et toujours) pointe la difficulté qui est qu’il est impossible pour un homme de chercher ce qu’il sait ou qu’il ne sait pas, puis que l’homme détient la vérité en lui-même. Et la seule chose qui me vient en tête est « Cool, merci »

Leçon n°3 : Des titres incompréhensibles et sans rapport visible avec le contenue tu utiliseras : « Projet idéel », « Le dieu comme maître et sauveur », « La contemporanéité du disciple ». Chouette. Ou comment dire de façon élégante « attention, vous risquez de vous ennuyer et accrochez-vous si vous voulez comprendre un minimum ». Et lorsque que, pendant ma lecture, je lis « essai poétique » je m’arrête et relis. Oui, projet poétique. Dans un texte philosophique. Deux options, soit Kierkegaard s’est rendu compte que son projet philosophique ne mènerais à rien et qu’il valait mieux abandonner, quitte à faire de la poésie, ou alors j’ai loupé quelque chose que je n’ai pas compris. Soyons honnête, la deuxième option est la plus probable. Pourtant, je me plais à me dire qu’il s’ennuyait en écrivant sa philosophie et qu’il s’est égaré vers la poésie.

Leçon n°4  : Vers des sujets complètement absurdes tu te dirigeras : En plus de la poésie, nous avons le droit à de longues pages sur l’amour. Et je cherche encore à quel moment Kierkegaard s’est perdu, et surtout qu’est ce qui l’a amené à parler de ça. J’ai vérifié, il est bien mort, je risque donc d’avoir du mal à lui demander. Mais le plus étranges reste son explication sur le maître et le disciple, qu’il explique comme quelque chose de tout à fait logique mais qui personnellement me passe au-dessus de la tête. Il parle du maître comme un dieu qui apporte au disciple la vérité, ou quelque chose comme ça.

Leçon n°5  : des phrases longues pour perdre le lecteur (plus qu’il ne l’est déjà) tu utiliseras : Des phrases de 5 à 9 lignes pour dire qu’il est difficile de trouver la vérité. Pourquoi tant de haine ? On peut ajouter « de il tu parleras, sans préciser qui est ce il ». Enfin, j’exagère, il explique qui est « il », 5 pages avant. Et pour être certain de nous avoir perdu et achever, rajoutons une ou deux touches de Socrate, qui à priori n’a PLUS RIEN A FAIRE DANS CETTE PARTIE DU TEXTE. Cette vénération pour Socrate ne cacherait-elle pas quelque chose ? Un fantasme peut-être ? Ca doit être ça, Kierkegaard était fou amoureux de Socrate. Ou alors il était émerveillé par ses théories. Oui, non, je préfère la première idée.

Leçon n°6 : L’impression d’être idiot aux lecteurs du donnera : C’est en tout cas le sentiment que j’ai eu en lisant. C’est en français, si on oublie les passages en grecs qui obligent à se référer à la fin du texte et pourtant j’ai l’impression de lire du coréen écrit par un russe dyslexique. Les phrases ont toutes du sens, mais assemblées les unes avec les autres, ça ne veut plus rien dire. Mais je mettrais ça sur le fait que 1) C’est Kierkegaard 2) C’est le matin.

Leçon n°7 : de ton sujet le plus possible tu t’éloigneras : Plus de 10 pages sans une fois le mot « vérité » dans un texte qui porte sur la vérité, j’ai envie de dire « mais où va le monde ? ». Et c’est là le gros problème que j’ai rencontré, me laisser perdre dans les divagations de Kierkegaard. Honte à moi. Parce que bien que le projet de départ soit intéressant, je me suis quelque peu fait duper, avec l’impression de ne rien avoir appris de plus.

Morgane

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