journal numéro 3 des premières

pour lire plus facilement la lettre sur les aveugles de diderot.

Fiche de lecture  : Lettre sur les aveugles de Diderot  :

 

La «  Lettre sur les aveugles  » est une lettre qui se tourne vers une pensée philosophique à travers laquelle Diderot communique sa pensée sur les aveugles à une femme. Il y décrit l’analyse sensorielle d’un aveugle tout en interrogeant ses témoins non-voyants sur leur manière de «  voir  ». Il décrit précisément les sensations du toucher, la manière dont les non-voyants reconnaissent des personnes ou des objets.

Diderot fait aussi des tests sur les sensations, sur la reconnaissance des objets, des formes, et des couleurs. Il se renseigne sur toutes les choses que les non-voyants utilisent pour «  remplacer  » leur organe manquant. Le toucher, par exemple, est beaucoup plus développé chez les aveugles.

Diderot a donc fait un dialogue platonique avec ses témoins non-voyants pour avoir des explications, des détails sur leur qualité sensorielle hors du commun.

 

La partie qui m’a semblé le plus importante tout au long de la lettre est le dialogue entre le voyant et le non-voyant, et les questions qu’ils se posent sur les sensations de vision et de non vision. (p82) «  Il nous fit cent questions bizarres […] si la machine qui grossit des objets était plus grosse que celle qui les rapetisse  ; si celle qui les rapproche était plus courte que celle qui les éloigne  ». A l’inverse, les questions des voyants vers les non-voyants «  Est qu’est-ce, à votre avis, que des yeux  ?  » avec la réponse du non-voyant réaliste par sa situation «  C’est un organe, sur lequel l’air fait l’effet de mon bâton sur ma main  ».

Le dialogue est très riche, car il traite des sensations qu’ils n’ont pas l’un de l’autre.

 

Plusieurs choses m’ont interpellé  : d’abord la définition du miroir par un non-voyant «  Une machine qui met les choses en relief loin d’elles-mêmes si elles se trouvent placées convenablement par rapport à elle.  » Nous voyons bien que la définition d’une personne qui ne peut pas compter sur ses yeux est différente de la définition d’une personne qui voit. La définition d’un non voyant est une déduction.

Ensuite, la sensation que transmet la peinture, qui est un objet uniquement visuelle  : «  Il était tenté de croire que, la glace peignant les objets, le peintre, pour les représenter, peignait peut-être une glace.  » Nous voyons vraiment le travail difficile que l’aveugle essaye de ressentir sans ses yeux. Il déduit des choses impossibles dans le domaine de la vue, car l’aveugle-né ne connaît pas la sensation donc agit par déduction.

 

Les choses que j’ai aimé et qui m’ont fait réfléchir étaient les définitions données par les non-voyants, sur des choses pourtant évidentes pour les voyants  ; J’ai apprécié leur «  vision par le toucher  ».

Ce que j’ai trouvé difficile était toutes les relations avec la métaphysique que Diderot a fait, avec beaucoup d’expériences avec des formes, des chiffres… que je n’ai pas forcément comprises car il s’agit de détails techniques de la réflexion du philosophe.

Cette lettre pose donc le problème des sensations par un dialogue entre un voyant et un non-voyant, sur des sensations qu’ils n’ont pas en commun, sur leur définition de certains objets qui se regardent, sur le regard en général (regard critique par la beauté ou la laideur etc.).

 

Laura.

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