sujets du bac de pondichéry 2012

SERIES S

sujet 1 :

Est-ce le cerveau qui pense ?

Sujet 2 :

La religion est-elle contraire à la raison ?

Sujet 3 :

expliquez le texte suivant :

Quand des personnes se soumettent à l’autorité d’autres personnes c’est pour se procurer une certaine garantie contre la malfaisance et l’injustice des hommes, qui sont perpétuellement poussés à violer toutes les lois de la société par leur passions indisciplinées et leur intérêt immédiat et présent. Mais comme cette imperfection est inhérente à la nature humaine, nous savons qu’elle doit suivre les hommes dans tous les états et toutes les conditions, et que ceux que nous choisissons comme dirigeants ne deviennent pas aussitôt d’une nature supérieure à celle du reste de l’humanité, sous prétexte que leur pouvoir et leur autorité le sont. Ce que nous attendons d’eux ne dépend pas d’un changement de leur nature mais d’un changement de leur situation, lorsqu’ils acquièrent un intérêt plus immédiat au maintient de l’ordre et à l’exécution de la justice . Mais, outre que cet intérêt est plus immédiat seulement pour l’exécution de la justice par leurs sujets et non dans les différends entre eux-même et leurs sujets, outre cela, dis-je, nous pouvons souvent attendre, à cause des irrégularités de la nature humaine qu’ils négligent même cet intérêt immédiat et que leurs passions les mènent vers tous les excès de la cruauté et de l’ambition. Notre connaissance générale de la nature humaine, notre observation du passé de l’humanité, notre expérience du temps présent, tout cela doit nous conduire à accueillir les exceptions et nous faire conclure qu’il nous est permis de résister aux effets plus violents du pouvoir suprême sans qu’il y ait là un crime ou une injustice.

Hume, traité de la nature humaine.

SERIES ES :

sujet 1 :

Peut-on dire que les hommes font l’histoire ?

Sujet 2 :

Le commerce favorise-t-il la paix ?

sujet 3 :

Si l’homme était forcé de se prouver à lui-même toutes les vérités dont il se sert chaque jour, 
il n’en finirait point ; il s’épuiserait en démonstrations préliminaires sans avancer ;
comme il n’a pas le temps, à cause du court espace de la vie, ni la faculté, à cause des bornes de son esprit, d’en agir ainsi, il en est réduit à tenir pour assurés une foule de faits et
d’opinions qu’il n’a eu ni le loisir ni le pouvoir d’examiner et de vérifier par lui-même,
mais que de plus habiles ont trouvés ou que la foule adopte. C’est sur ce premier fondement qu’il élève lui-même l’édifice de ses propres pensées.
Ce n’est pas sa volonté qui l’amène à procéder de cette manière ; la loi inflexible de sa condition
l’y contraint. Il n’y a pas de si grand philosophe dans le monde qui ne croie un million de choses sur
la foi d’autrui, et qui ne suppose beaucoup plus de vérités qu’il n’en établit. Ceci est non seulement nécessaire, mais désirable. Un homme qui entreprendrait d’examiner tout
par lui-même ne pourrait accorder que peu de temps et d’attention à chaque chose ;
ce travail tiendrait son esprit dans une agitation perpétuelle qui l’empêcherait de pénétrer
profondément dans aucune vérité et de se fixer avec solidité dans aucune certitude.
Son intelligence serait tout à la fois indépendante et débile. Il faut donc que, parmi les divers objets
des opinions humaines, il fasse un choix et qu’il adopte beaucoup de croyances sans les discuter,
afin d’en mieux approfondir un petit nombre dont il s’est réservé l’examen. Il est vrai que tout homme qui reçoit une opinion sur la parole d’autrui met son esprit en esclavage ;
mais c’est une servitude salutaire qui permet de faire un bon usage de la liberté.

TOCQUEVILLE De la Démocratie en Amérique

SERIES STG :

sujet 1 : l’expérience nous instruit-elle ?

Sujet 2 : l’art répond-il à un besoin ?

Sujet 3 :

Il est certain que la fin d’une loi n’est pas d’abolir la liberté mais de la préserver et de l’augmenter. Ainsi, partout où vivent des êtres créés capables de lois, là où il n’y a pas de loi, il n’y a pas de liberté. Car la liberté consiste à n’être pas exposé à la contrainte et à la violence des autres ; ce qui ne peut se trouver là où il n’y a pas de lois. La liberté n’est toutefois pas, comme on le prétend, le loisir pour tout homme de faire ce qui lui plaît- qui, en effet serait libre là où, n’importe qui, d’humeur méchante pourrait le soumettre ? Mais le loisir de disposer comme il l’entend de sa personne, de ses biens et de tout ce qui lui appartient suivant les lois sous lesquelles il vit, et par là de n’être pas le sujet d’une volonté arbitraire d’un autre, mais de suivre librement la sienne propre.

Locke.

Questions :

1) Dégagez la thèse du texte et montrez comment elle est établie .

2 a) Expliquez : "la liberté consiste à n’être pas exposé à la contrainte et à la violence des autres".

b) Pourquoi la liberté ne consiste pas pour chacun à "faire ce qui lui plaît"

c) Expliquez : la liberté est "loisir de disposer comme il l’entend de sa personne, de ses biens et de tout ce qui lui appartient"

3) Les lois ont-elles pour but de préserver et d’augmenter la liberté ?

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