La ligne verte / Lectures croisées

Le film La Ligne Verte est un film à la fois émouvant et terrifiant. Le fait de le regarder et de se rappeler de la suite crée en nous des frissons. On peut expliquer cela par le choix des personnages, leur jeu de scène et l’histoire elle-même.

Ce film nous émeut autant grâce au personnage principal : John Coffey. On ne se met pourtant pas à sa place dans le film, mais on a une forte peine pour lui. Il est la victime d’avoir voulu sauver les jumelles au début, et face à ce quiproquo, il fut emprisonné et condamné à la chaise électrique. Son innocence nous touche et son extrême gentillesse aussi (Il prend la souffrance des autres grâce à ses pouvoirs magiques).

Les scènes qui nous donnent des frissons peuvent être effrayantes, comme émouvantes.

Au début, la scène où Coffey pleure avec la tête des jumelles pleine de sang dans ses mains provoque en nous du dégoût pour le sang, mais aussi de la peine car Coffey s’est fait arrêté alors qu’il a juste voulu les sauver mais est arrivé trop tard.

La dernière scène nous fait (souvent) pleurer à chaudes larmes : C’est la condamnation à mort de Coffey. On le voit pleurer et trembler, et cela nous fait le même effet. La dernière phrase prononcée par le condamné est d’autant plus triste « Ne me mettez pas la cagoule, j’ai peur du noir ». On voit la sensibilité de l’homme à travers cette phrase, d’un homme innocent.

 Ce film provoque aussi chez nous un sentiment de colère contre le gardien de prison sadique nommé Percy, qui maltraite tous les prisonniers et qui a accentué la souffrance de Coffey à la fin car il n’a pas mouillé l’éponge pour la chaise électrique, ce qui a empêcher le courant de se propager plus rapidement au cerveau du condamné.

 La Ligne Verte est un film provoquant beaucoup de sentiments que l’on ressent peu dans la vraie vie, et c’est ce qui nous permet d’aimer ce film malgré l’horreur et la tristesse éprouvées. (Âmes sensibles, s’abstenir !)

 Laura, 1ereL1.

Paul Edgecomb, pensionnaire centenaire d’une maison de retraite, est hanté par ses souvenirs. Gardien-chef du pénitencier de Cold Mountain en 1935, il était chargé de veiller au bon déroulement des exécutions capitales en s’efforcant d’adoucir les derniers moments des condamnés. Parmi eux se trouvait un colosse du nom de John Coffey, accusé du viol et du meurtre de deux fillettes. Intrigué par cet homme candide et timide aux dons magiques, Edgecomb va tisser avec lui des liens très forts. 

Ce qui m’a le plus touché, c’est la scène de l’exécution de John Coffey sur la chaise électrique . John sort de la cellule et va vers la salle d’exécution accompagné par les bourreau en racontant un beau rêve qu’il venait de faire et en rigolant mais il ne pleure pas, comme si de rien était.

 Mon émotion face à cette scène s’explique par le fait que je me suis mis dans la situation du condamné, c’est ce qu’on appelle le phénomène d’identification au personnage . 

J’imaginais l’angoisse de John Coffey sachant qu’il allait mourir dans les minutes qui arrivaient mais aussi la peine des bourreaux qui allaient le foudroyer alors qu’ils avaient tissé des liens avec le condamné. J’ai également été atteint d’un sentiment d’injustice car on sait que John Coffey est innocent du meurtre dont il est présumé coupable.

 Je pense que tout le monde devrait ressentir ces émotions car, tout d’abord, il s’agit de l’ exécution d’une vie humaine innocente, de plus, ne nous sommes-nous jamais demandés l’effet que cela fait d’être condamné à mort ?

Par ailleurs, tout est mis en oeuvre par le réalisateur pour amplifier la tristesse du téléspectateur lors de cette scène par divers procédés tel que la musique ou les dernières pensées de John Coffey .

 

Ryan

1°L2

 

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