RIO LIGNE 174

Je vais vous commenter l’extrait d’un film qui m’a particulièrement ému au point de me remettre en question : L’histoire se déroule au Brésil, plus particulièrement à Rio de Janeiro, 1983. Marisa allaite le petit Alessandro dans une favela carioca. Toxicomane, elle assiste impuissante à l’enlèvement de son bébé, retiré de ses bras par le chef du trafic local, à cause d’une dette impayée. La mère ne récupérera jamais l’enfant qui sera désormais élevé par le dealer. 

 

Cette partie à dimension générique m’a particulièrement ému parce que n’importe quelle femme peut se retrouver dans cette situation : Que vous soyez jeune, vielle, riche , sourde, aveugle ou pauvre ,vous pouvez commettre des erreurs qui peuvent vous sembler dans un premier temps normales, voire justifiées étant donné que si on suit la doctrine religieuse qui est : l’Homme est imparfait à cause d’Adam et Ève , on se dit que les erreurs dégagent un rôle pédagogique car certes les erreurs nous ont dirigé dans le mauvais sens au point de détruire une relation avec un individu qui nous avait mis en garde et qu’à l’heure d’aujourd’hui cette personne ne nous adresse plus la parole par exemple mais d’un autre coté, les erreurs nous ont permis de mûrir.

 

 "Les conséquences corrigent mieux que les conseils"

 

Marisa n’a pas réellement pris conscience des conséquences en ne payant pas la dette. Elle s’attendait à quoi ? A ce que les charmants dealers oublient l’affaire et laisse la maman s’occuper de son fils dans des conditions exécrables sachant que le temps c’est de l’argent ? Connaissant les dealers, elle s’attendait à avoir un délai supplémentaire qui lui permettrait sans doute de rassembler l’argent nécessaire quitte à vendre son corps pour en finir avec ce maudit cercle vicieux. Soucieux de leur business, les dealers n’ont pas hésité à enlever la chair,le sang de Marisa,après tout, c’est de sa faute si elle va retrouver son fils que 17 ans plus tard. Si elle n’avait pas trempé dans la drogue ou si elle avait payé à temps la dette, Marisa ne serait pas obligée de se recueillir à l’Église dans le but d’acquérir le pardon de Dieu. Ah Dieu,apparemment le créateur de l’Univers permettrait aux gens d’ôter toutes les erreurs que les pauvres âmes ont du faire durant leur vie, suite à des évènements parfois peu catholiques. Dieu est bon.

 

Personnellement, l’extrait du film m’a émue parce que Marisa était impuissante, elle ne pouvait rien faire pour récupérer son enfant étant donné que les dealers avaient pointé leurs armes sur sa propre joue. Pourtant, est ce un motif pour ne pas tenter le tout pour le tout, quitte à sacrifier sa propre vie ? Personnellement, oui. Durant tout le film ,Marisa me ressemblait parce nos caractères respectifs sont similaires mais moi contrairement à elle ,je n’aurais pas eu le cran d’appeler encore mon enfant :" Mon fils".Au cours de ses dix-sept années d’absence, l’eau a coulé sous les ponts et si ça se trouve, l’enfant,rongé par la colère et la haine doit sûrement vous mépriser là où il est en tout se demandant : Pourquoi ma mère m’a abandonnée ? Pourquoi elle a trempé dans la drogue alors qu’elle savait pertinemment que tôt ou tard cela allait se retourner contre elle ? On peut oublier des erreurs "de la vie courante" mais on ne parviendra jamais à comprendre l’abandon d’un enfant par une mère qui a préféré penser à son bonheur personnel avec comme acolyte la drogue plutôt que de préserver son enfant du monde extérieur. Après, cela n’est que mon avis, beaucoup de gens pourront dire que je suis insensible parce que je ne pense pas au calvaire, à la culpabilité que Marisa a du endurer après cet atroce enlèvement.

 

Kabeya Jennifer

1erL1

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