Journal philosophique n°1

Illusions d’optiques

L’illusion
d’optique est une fausse interprétation de la réalité. Celle-ci n’est pas perçue
par tout le monde de la même manière. Elle est causée par le cerveau. Cette
fausse interprétation est due à des phénomènes de fatigue ou des messages
nerveux erronés. En effet, le cerveau cherche à mettre du sens même là où il
n’y en a pas.

 Il y a différents types d’illusions
d’optiques. Géométriques, elles sont causées par des erreurs d’estimation des
dimensions ou des courbures de l’objet perçu. La découverte des illusions
classiques remonte vers 1830-1880. Au cours de la moitié du XIXe siècle, des
pionniers tells Delbeuf, Heming et Muller-Lyer ont découvert une grande variété
d’illusions dites optico-géométriques auxquelles ils ont laissé leur nom. Par
ailleurs, l’illusion d’optique contient toujours deux éléments : l’élément
inducteur, qui provoque la déformation, et l’élément test, qui la subit. Ainsi,
dans l’illusion de Müller Lyer, les pointes des flèches sont l’élément
inducteur, et les traits horizontaux les éléments test.

 Même si les illusions sont du
domaine de la perception, elles n’ont aucun rapport avec la pensée ou le
raisonnement. La plupart de ces illusions ne proviennent pas non plus de la
rétine, étant donné que l’élément inducteur est placé devant un œil et
l’élément test devant l’autre. Elles prennent donc naissance avec le système
visuel, une zone du cerveau où sont transmises pour la première fois les
informations en provenance de chaque œil, avant d’être interprétées par
l’imagination.

 Aujourd’hui, il existe des illusions
bien connues :

-Celles qui
s’appuient sur les relations de grandeurs consistent à créer un effet de
contraste : la grandeur apparente des éléments les plus grands est
surestimée par rapport aux plus petits, comme l’illusion de Titchener.

-Les effets
d’angles sont dus au principe d’orthogonalité. Dans l’illusion de Zöllen, les
lignes nous paraissent déformées à cause des petites lignes qui forment le
graphique secondaire et de leurs angles.

-L’effet de
verticalité donne l’impression qu’une ligne verticale est plus longue qu’une
horizontale pourtant de même longueur, car le mouvement des yeux lié aux lignes
horizontales est plus facile à exécuter pour nous qu’un mouvement vertical.

- L’effet de
mouvement existe car il fatigue l’œil : les muscles de l’œil permettent de
suivre un objet et de le percevoir exactement. Les effets de mouvement
surgissent au moment où les images rémanentes entrent en conflit avec celles
qui sont déplacées du fait du mouvement des yeux. L’œil humain se fatigue très
vite lorsqu’il est contraint de fixer un objet. Si en revanche on laisse
glisser le regard sur l’objet, on évite ainsi de fixer trop intensément l’image
et l’image frappe d’autres segments de la rétine qui dépend de leur capacité.

 

 Les illusions d’optiques touchent
aussi notre quotidien. En effet, les hommes maîtrisent souvent ces illusions
depuis longtemps et les créent volontairement. La perspective en peinture se
construit à partir d’une illusion d’optique qui tient compte du fait que l’oeil
imagine un point de fuite même sur une surface plane, et cela donne du volume
au tableau.

 On constate que toutes les
sensations s’assemblent selon un ordre. L’homme regroupe ses perceptions par
ressemblance ; il cherche un sens ou une fonction à chaque objet de son
environnement qu’il perçoit. Les formes l’aident donc à organiser son
environnement, de manière à créer une cohérence aux objets qui l’entourent,
quitte à déformer ce qu’il ne voit pas pour que cela ressemble à ce qu’il a
déjà vu.



Jennifer, 1L1

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