philo : exercice de dissertation 2 - problématiser

 {{Exercice 2 : problématiser un sujet}}

Voici 3 exemples de sujets. Pour chacun, une amorce est proposée. Complétez l’introduction en rédigeant une problématique et une annonce de plan.

[**1) La philosophie conduit-elle à douter de tout ?*]

Amorce introductive  :
Présenter de façon littéraire le THÈME du sujet, en définissant certains de ses termes (étudier l’énonciation de la question)

[( Nous n’acceptons pas volontiers que notre condition d’existence soit pleine de faiblesse et d’incertitude, ni de nous trouver dans le monde par une infinité de hasards, et de n’être qu’un sursaut de la contingence. Ainsi, chacun s’efforce de justifier sa vie en multipliant les points de vue, en se forgeant des opinions, en se donnant autorité. Et nous rapportons tout à notre suffisance… Mais notre raison “ a beau crier, elle ne peut mettre le prix aux choses ” dit ironiquement Pascal. Nombreuses sont alors les personnes qui se rassurent en imaginant de vivre une vie d’apparences. Cultivant une image de son existence, chacun s’attache à ne point douter de cette mise en scène, afin de ne point voir la vanité de tout. L’homme du commun ne doute en effet de lui-même ni du monde : c’est qu’il mène, selon une ancienne expression, une vie de dormeur. )]

Aboutir à la POSITION du PROBLEME (recopier l’énoncé du sujet) :

[(Faut-il penser, en revanche, que pratiquer la philosophie conduirait à douter de tout ?)]

Problématisation

Exposer dans la forme interrogative la façon dont on prend en charge le problème, et la perspective de réflexion (travailler sur la relation entre les termes du sujet)

Annonce du plan  :

Présenter le plan de raisonnement en trois moments

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[**2) Faut-il se demander si la vie vaut d’être vécue ?*]

Amorce introductive :

Présenter de façon littéraire le THÈME du sujet, en définissant certains de ses termes (étudier l’énonciation de la question)

[( Nous vivons, c’est une certitude évidente par l’expérience que nous en avons : l’homme est l’être conscient de son existence. Or, cette conscience même tend à priver notre existence de son caractère de nécessité puisque, à tout moment, nous avons le pouvoir d’y mettre un terme. Il se trouve que cette pensée nous traverse tous, notamment lorsque nous éprouvons un sentiment d’échec. Spontanément, sous le coup de l’émotion ou de la passion, chacun se demande alors si la vie vaut d’être vécue. )]

Aboutir à la POSITION du PROBLEME (recopier l’énoncé du sujet)

[( D’ailleurs, Albert Camus présente cette question comme légitime entre toutes, il en fait même la première question vraiment sérieuse : « Juger que la vie vaut ou ne vaut pas la peine d’être vécue, c’est répondre à la question fondamentale de la philosophie ». Cette question de la valeur de notre existence, il semble donc qu’il faille nécessairement se la poser.)]

Problématisation Exposer dans la forme interrogative la façon dont on prend en charge le problème, et la perspective de réflexion (travailler sur la relation entre les termes du sujet)

Annonce du plan

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[**3) Sommes-nous gouvernés par notre inconscient ?*]

Amorce introductive :

Présenter de façon littéraire le THÈME du sujet, en définissant certains de ses termes (étudier l’énonciation de la question)

[( Que l’homme ne soit qu’un roseau dans l’immensité de l’univers, c’est ce qui ne fait aucun doute. On connaît pourtant la réflexion du philosophe Blaise Pascal : si l’homme est faible comme un roseau, il est un roseau pensant. Cette sorte de "noblesse" censée singulariser notre espèce, nous la concevons comme la faculté de nous gouverner nous-mêmes par la pensée : alors que la bête obéit à la nature qui commande, l’homme, maître de ses pensées, entend se gouverner lui-même… “Tu dis moi, et tu es fier de ce mot ” écrit Nietzsche. Pourtant, notre expérience quotidienne nous met en présence d’idées qui nous viennent sans que nous les ayons décidées. Notre conscience est l’ensemble de nos pensées, mais cet ensemble ne paraît pas toujours cohérent, et l’idée que nous sommes entièrement maîtres de nous-mêmes semble relever d’une prétention intenable. Chacun doit bien reconnaître que son propre psychisme abrite une activité "in-consciente". )]

Aboutir à la POSITION du PROBLEME (recopier l’énoncé du sujet)

[(Mais faut-il aller jusqu’à dire, avec Freud, que nous sommes gouvernés par notre inconscient ?)]

Problématisation Exposer dans la forme interrogative la façon dont on prend en charge le problème, et la perspective de réflexion (travailler sur la relation entre les termes du sujet)

Annonce du plan Présenter le plan de raisonnement en trois moments

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